A une certaine époque pas si lointaine que cela, les présidents des chambres consulaires prenaient la parole lors de l’inauguration de la foire européenne de Strasbourg. Ce temps est révolu. N’y voyez pas là le signe d’une quelconque punition. Mais la multiplication des interventions des « officiels » alourdissait la cérémonie et limitait le temps de discours des uns et des autres. Ce qui ne me semblait pas opportun ! Avec mes homologues de la Chambre des Métiers et de la Chambre d’Agriculture, nous avons opté, comme l’année dernière, pour une prise de parole commune quelques jours après l’inauguration officielle.
Bernard Stalter, Denis Ramspacher, Jean-Paul Bastian, Jean-Louis Freydt, Jean-Luc Heimburger et moi-même avons donc débattu ensemble le 7 septembre dernier. Il ne s’agissait pas d’additionner nos discours (ce qui aurait été fortement monotone), mais de s’exprimer sur les sujets qui préoccupent les milieux économiques alsaciens. Les débats, rondement animés par le journaliste des DNA Antoine Latham, ont porté notamment sur le bilinguisme, les infrastructures, la question foncière, le transfrontalier ou encore le financement des entreprises. En deux heures, nous avons tenté de balayer l’ensemble de ces problématiques tout en réaffirmant le rôle des chambres pour et auprès de nos entreprises. A croire l’important auditoire, la formule semble séduire, la salle était comble. Un succès qui nous incitera peut-être à réitérer l’expérience l’an prochain.
Toujours à la foire, j’ai assisté à la sympathique soirée du syndicat des brasseurs d’Alsace à l’invitation de son président Michel Haag. Le poids économique de ce secteur ne se dément pas. Les brasseries membres des brasseurs d’Alsace emploient 1500 personnes dans la région et ont produit 9,2 millions d’hectolitres de bière en 2010 pour un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros.
